Dans sa série Andy Warhol pousse plus loin sa fascination pour la mort, et plus particulièrement celle des célébrités, en créant une série complète de natures mortes basées sur des images de crâne posé sur une surface plane, dans la tradition des peintures de Memento Mori.
Les crânes constituaient un motif très important dans l'œuvre de Warhol.
Warhol a représenté des crânes dans des collages, des estampes, des peintures, des dessins et même dans ses Self-Portraits. Les images les plus reconnaissables de cet ensemble d'œuvres sont ses estampes de < style="font-variant: small-caps;">Still Life.
Ces estampes « Still Life » sont basées sur des photographies.
Ces sérigraphies sont basées sur des photographies prises par Robbie Cutrone, l'assistant de Warhol. Les clichés montrent un crâne posé sur une surface plane, vus depuis une perspective légèrement surélevée.
Cet ensemble d'estampes remet en question la notion d'icône.
Son œuvre remet également en question la notion d'icône, explorée le plus souvent à travers sa représentation de célébrités telles que Marilyn Monroe, Muhammad Ali et Elizabeth Taylor. Cependant, la notion d'« iconique » est abordée à une échelle plus symbolique dans sa décision de représenter l'icône du crâne dans une image illustrant la multiplication de la mort.
Warhol s'intéresse à la nature éphémère de la vie humaine.
La série des Skulls de Warhol a été largement interprétée comme l'expression du désir de l'artiste d'évoquer l'éphémérité de la condition humaine.
Cette série se distingue stylistiquement des premières œuvres de Warhol.
L'artiste adopte également une esthétique plus picturale que dans ses premières sérigraphies, utilisant des coups de pinceau pour créer des surfaces au mouvement poétique, comme en témoignent les marques expressives de l'œuvre Skull 157.
Les Crânes contrastent directement avec les images de célébrités de Warhol.
Dans ces premiers portraits, Warhol résumait l'identité de personnalités connues à travers les traits qui les rendent reconnaissables et prééminentes dans la culture populaire. La série « Skull » (Crâne) renverse cette approche en présentant un sujet dénué de toute individualité, sa répétition à la fois amplifiant et désensibilisant la condition humaine omniprésente de la mortalité.
Ces estampes pourraient être liées à la quasi-mort de Warhol.
Certains historiens de l'art ont également associé ce motif à la tentative de meurtre dont l'artiste a été victime en 1968, suggérant que sa série des Skulls est une réflexion sur cette expérience et sur la conscience qu'il avait de l'inévitabilité de la mort.
Warhol écrivait sur la mort.

Néanmoins, dans son livre The Philosophy of Andy Warhol, Warhol écrivait à propos de la mort : « Je n’y crois pas parce qu’on n’est pas là pour savoir que c’est arrivé. Je ne peux rien dire à ce sujet parce que je n’y suis pas préparé. »
Cette série illustre la créativité de Warhol concernant le genre de la nature morte.
L'assistant de Warhol, Cutrone, a évoqué l'importance de ces estampes.
L'assistant de Warhol, Cutrone, a un jour commenté qu'exécuter un crâne, « c'est peindre le portrait de tout le monde dans le monde » (The World). Par sa répétition obsessionnelle du sujet dans l'ensemble de son œuvre, Warhol désensibilise et amplifie à la fois la condition humaine omniprésente de la mortalité.















