
Unsigned Print
Jean-Michel Basquiat
111 x 99cm, Édition de 85, Screenprint, 2004
£35,000-£50,000
$70,000-$90,000 Indicateur de valeur de marché
$70,000-$90,000 Indicateur de valeur de marché
¥320,000-¥450,000 Indicateur de valeur de marché
€40,000-€60,000 Indicateur de valeur de marché
$370,000-$530,000 Indicateur de valeur de marché
¥7,280,000-¥10,400,000 Indicateur de valeur de marché
$45,000-$70,000 Indicateur de valeur de marché
Les données disponibles sur cette œuvre sont insuffisantes pour établir un résultat fiable. Soumettez une demande pour échanger avec un spécialiste.
Dans cette œuvre assez dépouillée, on aperçoit un visage squelettique à côté d'une couronne en or, ainsi qu'une forme quadrillée évoquant une fusée, le tout rendu en noir. Cette forme ambiguë suggère également un édifice renversé. Le texte intitulé « Rome Pays Off », encadré du signe de copyright, rappelle les graffitis de SAMO, le duo de graffeurs auquel Basquiat appartenait avec Al Diaz. Les graffitis contre-culturels produits par le duo sur les murs de New York constituaient une réponse à la vacuité d'une société de plus en plus matérialiste. Leonhard Emmerling écrit : « En substance, la religion SAMO était une riposte à la manière dont la société utilise les valeurs et les idéaux, un produit artistique taillé pour une société guindée. »
L'une des lectures de l'emploi des références au « sel » chez Basquiat est qu'il reconnaît l'importance de la valeur du sel pour les puissances coloniales en Afrique et ailleurs ; il était considéré comme une sorte d'« or blanc » en raison de sa valeur d'exportation. L'allusion à Rome, associée à un texte évoquant les forces du marché (« Estimated value »), vient renforcer les thèmes sous-jacents de l'œuvre concernant l'empire et le capitalisme.